Cottance
La légende des chèvres blanches
Il était une fois, une vielle femme qui habitait au bord de la Charpassone
et qui voulait traverser la rivière pour aller à la source de Gallafray, mais l'orage
avait détruit le pont.
Le diable passant par là lui proposa un marché : "Je construit un nouveau pont,
mais l'âme du premier être qui passera ce pont m'appartiendra"
Le pont reconstruit par les démons, le diable s'assit à coté de la vieille et attendit.
Il faisait de plus en plus chaud et la vieille avait de plus en plus soif, mais elle attendait en murmurant
"voilà un très beau pont, il n'y a qu'a attendre qui passera le premier."
Le diable, qui savait que la soif est difficile à supporter, ne s'impatientait pas.
Il y avait bien trois bonnes heures qu'il attendait, lorsque la vieille se leva soudain. Le diable se
délectait déjà car la vieille se dirigeait vers le pont. Mais lorsqu'elle eut
atteint 1a rive, elle s'arrêta, s'accroupit, et se mit à dire "biquet, biquet, biquet ...
viens vite mon biquet". Et le diable vit alors un petit cabri blanc qui s'était échappé
de l'enclos de l'autre coté de la rivière s'engager sur le pont, le traverser et venir se
frotter contre la vieille qui riait en disant : " Alors, te voilà payé ! Est-ce que ça
te va. l'âme d'une chèvre ? ".

Le diable, qui n'avait pas pris la précaution de préciser
qu'il exigeait une âme humaine, se retira penaud. Un peu plus loin, dans un petit chemin
caillouteux, il était tellement furieux
qu'il tapa très fort du pied sur un caillou pour s'en aller. Si fort que son empreinte y est encore.
en que vous pouvez toujours la voir.
Comment sait-on qu'il s'agit bien de l'empreinte du diable ?
Eh bien. essayez de mettre votre pied dedans.
vous verrez, cette empreinte va à toutes les pointures !
Depuis ce jour. le diable ne s'est plus manifesté à Cottance et les habitants furent
surnommés les " chèvres blanches " !